Obra monumental do Abbé Charles-Auguste Auber (Chanoine de Poitiers), "Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le Christianisme".
PREMIÈRE PARTIE. DU SYMBOLISME DANS L’ANTIQUITÉ.
CHAPITRE PREMIER. Introduction.
Merveille de la parole humaine
Nécessité de l’écriture
L’une et l’autre supposent d’autres signes indispensables
Fréquence des images dans toutes les langues
et dans toute, la vie humaine
But de ce livre : le symbolisme de l’art chrétien
Définitions du symbole, et différents sens de ce mot
Ce qu’est le symbole religieux en particulier ; science du symbolisme
Motif et but de ses enseignements actuels, méconnus du plus grand nombre
L’auteur a voulu éclairer sur ce point
Importance de cette étude pour les ecclésiastiques
Plan général de cet ouvrage
Démontrer l’universalité du symbolisme
Il s’applique aux religions antiques
Aux coutumes et usages des diverses conditions sociales
Comment le christianisme a dû l’adopter pour l’enseignement de sa doctrine
comme dans son architecture et ses autres arts plastiques
D’où vient le long oubli qu’on en a fait
Notre méthode dans le développement de cette histoire
CHAPITRE II. Les langues écrites.
Les signes symboliques essentiellement liés au langage humain
Formes originelles de l’écriture
Usage primitif du dessin
Prompte modification de cette méthode
Écriture hiéroglyphique des Égyptiens
Inscriptions juives du Sinaï
D’autres peuples en font usage
Combien fut populaire l’emploi de ce moyen
Le symbolisme succède aux signes purement figuratifs
Symboles des idées abstraites
Symbolisation des signes alphabétiques
Symbolisme de l’écriture chinoise
CHAPITRE III. Les langues parlées.
Diverses formes du symbolisme. Il existe jusque dans les mots de chaque langue
Erreurs de quelques philosophes sur l’origine des langues
Sentiment de la Bible, seul admissible
Symbolisme des noms donnés par Adam aux animaux
Conformité des langues orientales et de la langue hébraïque ; le symbolisme naturel à chacune
Parallèle des langues de l’Europe et de l’Inde
Les noms propres hébreux, et leur signification figurative
Application du même principe aux noms des anges
Ce fait, preuve providentielle de la religion
Exemple tiré du livre de Tobie
Les noms géographiques moins sensibles à cette influence chez les Hébreux
Même symbolisme des noms propres dans la langue grecque
Autre observation relative à la langue latine
Cet usage s’est perpétué dans les langues modernes
CHAPITRE IV. Les sciences.
Conséquence de ce qui précède dans les symboles scientifiques
Symbolisme dans les chiffres arithmétiques et algébriques
et dans les signes géométriques
Nombres chaldéens
Dactylologie des anciens venue jusqu’à nous
Signes astronomiques
La métallurgie et la chimie
La musique
La danse
CHAPITRE V. Les hiéroglyphes égyptiens.
La simplicité primitive des hiéroglyphes se complique forcément de signes plus obscurs
Initiations antiques protégées par ces écritures et justifiées dans leur but primitif
Les idées mythologiques ont une autre source
Causes véritables du polythéisme
La notion des anges confondue avec celle de Dieu
Les passions favorables à l’idolâtrie
L’Egypte, berceau des fausses croyances
Origine de Jupiter, et ses symboles
La Trinité divine obscurcie dans l’histoire du Jupiter païen
Traditions bibliques dénaturées sur la chute des anges
Idée du maître des dieux dans l’art du paganisme
Les personnages mythologiques sont presque tous des emprunts faits à la Bible
Singuliers caractères de Mercure
Le Nil et le Gange
Histoire et description de la table isiaque
Dissentiments des savants sur son interprétation
Opinion plus acceptable de Champollion
La fable d’Isis et d’Orphée, source commune des fables grecques
Symbolisme de l’histoire d’Horus
Horapollon et son livre sur les hiéroglyphes égyptiens
Idée de la traduction et du commentaire de cet ouvrage par Pièrius Valérianus
Symboles tirés des choses naturelles
L’éternité
L’Épervier
La Corneille
L’Escarbot
Le Vautour
Le Cynocéphale
Le Lion
Le Phénix
L’Ane et la Grenouille
Représentation des idées abstraites ou morales par divers autres animaux
CHAPITRE VI. Les nombres.
Origine des nombres
Leur histoire remonte aux peuples primitifs
Les anciens attachent une importance réelle à leur signification
Chiffres et nombres dos Hébreux
L’idée de la Trinité révélée au premier homme implique sa connaissance des nombres
elle devient le germe de leur symbolisme
et se répand dans les Livres saints
Le symbolisme des nombres vient donc de Dieu
Interprétations dans ce sens de faits bibliques, et leur valeur acceptée de l’Église
Les nombres mystiques dans les sacrifices du peuple de Dieu
toujours respectables, quoique parfois inexpliqués
Système des Pythagoriciens : ce qu’il a d’outré ou de raisonnable
L’unité et le nombre 2
Pythagore dépassé par ses disciples ; conséquences forcées d’un principe admissible
Les nombres 3 et 4
L’Arithmomancie
Symbolisme des nombres chez les Romains
Numa et le nombre impair
Varron et Aulu-Gelle
Horace
Ausone
Le nombre 5 ; emprunt que les chrétiens des premiers temps en font au paganisme
Comment les Pères de l’Église adoptèrent ce moyen d’exégèse
Leur unanimité sur ce point inspirée par l’exemple du Sauveur
Tertullien
S. Jérôme
S. Hilaire de Poitiers
S. Augustin
Son traité De la Musique
Son opinion sur l’importance des nombres
Il explique les quarante jours du jeûne de Notre-Seigneur
Le nombre 10
Les trente-huit années du Paralytique
Prédilection de ce Père pour cette méthode d’interprétation
S. Ambroise
La Règle de S. Benoît
Le Droit canonique
Taion, évêque de Saragosse, et le Pape S. Grégoire le Grand
Sur la parabole des cinq talents
Ce même S. Grégoire le Grand, et le nombre 1000
Le Septénaire de S. Adhelme
Le vénérable Bède
Ce qu’il dit des nombres 7, 50, 40 et 3
puis des nombres 20
et 6, et 43
Hugues de Saint-Victor
S. Bernard
Le B. Thomas de Kempis
Bossuet
L’Église et sa liturgie
Différence entre ses prescriptions et les observances superstitieuses
Vaines idées à cet égard condamnées par les Pères
Récapitulation des idées symboliques sur quelques nombres eu particulier
Nombres 1, 2 et suivants, jusqu’à 8
Conclusion de ce chapitre
CHAPITRE VII. Les peuples de l’Orient.
Les croyances du bouddhisme, prises dans la révélation originelle
Dieu, d’après le Véda
Cette idée et d’autres semblables, germes de beaucoup d’autres symboles inexpliqués
Le lotos des Égyptiens
Personnifications diverses de nature
Rôle de l’astronomie
Rapports entre la théologie de l’Inde et celle de l’Egypte
Spiritualisme symbolique de l’art hindou
Le temple de Chalembron
Inductions en faveur du symbolisme du moyen âge
Les échecs
Théologie de la Perse
Preuves de l’idolâtrie des doctrines mithriaques
Le paganisme, symbole et réalité tout à la fois
Le culte de Mithra
Description d’une pierre gravée des mystères mithriaques
Symbolisme du Coran
Du Talmud juif
De la cabale
Des sectes chrétiennes
Des peuples septentrionaux
Les Scandinaves
Les Celtes et les Calédoniens dans les poésies d’Ossian
dans la vie guerrière ou sociale, 181. — Résumé et conséquences des notions acquises dans les chapitres précédents et dans celui-ci
CHAPITRE VIII. Usages nationaux, anciens et modernes.
Puissance des signes d’après J.-J. Rousseau
Les Scythes et les Perses
Le Vieux de la Montagne
Les énigmes des rois d’Asie
Le livre de l’Ecclésiastique
Les songes
Usage des Juifs
L’enseignement des docteurs de cette nation conforme à celui des Pères de l’Église
Tendance des Grecs au symbolisme
L’Iliade, poème allégorique
Le bouclier d’Achille
Le fond du poème est-il emprunté à la Bible ?
Faits réellement symboliques, malgré l’obscurité de leur origine
Puissance des signes chez les Romains
Le Monde de Romulus
Le supplice des parricides
Les mains croisées de la ville de Langres
Les signes de deuil des anciens et des modernes
Le cyprès
Les inhumations
Les images et statues ornant les chambres funéraires chez les Romains et en Russie
La barbe et les cheveux à Athènes, et dans la Chine
Les esclaves et les ministres jetés dans la tombe des princes chez les Perses
L’encens et l’eau bénite des chrétiens
La faux, les sabliers, etc. ; inintelligence des artistes modernes
Symboles encore usités chez les modernes
Tombeau du chrétien Paul Hu en Chine
Usages du Congo
Le mariage chez les nations septentrionales de l’Europe
Déclaration de guerre chez les Romains
La paix négociée par l’huile d’olive, et promise par le pain et le sel
Les flèches d’argent
La chemise sanglante en Corse
La fleur de lis de Clovis
et de Philippe de Valois
L’habit mi-partie de Pierre de Savoie
Le sabre d’Ali
Le symbolisme dans le monde actuel
Le bureau d’O’Connell
Le prie-Dieu de Pie IX
Éloquence de ce langage figuré
L’épée d’un prince français
La pensée publique familiarisée avec beaucoup de signes populaires
Les naufragés de Stène
La rosière de Salency
CHAPITRE IX. Les arts chez les anciens.
Dignité et spiritualisme de l’art
Le symbolisme en est la vie
Enchaînement et filiation des arts libéraux
Symbolisme de la Poésie
Le cantique de Moïse après te passage de la mer Rouge
L’Odyssée
Les Travaux et les Jours, d’Hésiode
Symbolisme de l’Architecture
L’architecte et son génie
Spiritualisme de l’art antique dans l’Egypte et l’Asie
Erreur de Volney à ce sujet
L’art spiritualisé dans la Grèce
la Gaule
et l’Arabie
Premiers temples : ce qu’ils eurent de symbolique
La forme de croix donnée aux temples des idoles en Orient
Symbolisme de la croix dans l’écriture chinoise
Les ordres dans l’architecture à Rome et en Grèce
Temples hypèthres
Autres convenances symboliques dans le choix des lieux consacrés pour des temples
Les plans généraux des anciens vides de toute théorie normale à l’égard du symbolisme
Symbolisme do quelques tombeaux
L’Escurial de Madrid et la Sapience de Rome
Temples élevés sur les hauts lieux
et entourés de bois sacrés
Orientation des temples
Exceptions qui confirment cette règle
Orientation des tombeaux
Détails d’ornementation sculptée
Les lions de l’architecture orientale
Consécrations des temples chez les anciens
Dédicace du temple de Salomon
Réconciliation du second temple de Jérusalem parles Macchabées
Rapports entre ces cérémonies et celles observées par les païens
Temple de Jupiter au Capitale
Symbolisme des constructions navales
Des signaux maritimes
Symboles maritimes des Chinois
Conclusions des observations précédentes : le spiritualisme, caractère de l’architecture ancienne
Différence entre l’architecture, qui est l’idéal de la beauté, et la statuaire, qui est l’idéal de la grâce
CHAPITRE X. La statuaire antique.
Origine de la statuaire
De l’existence des démons et de leur influence sur l’idolâtrie
Le démon, premier type delà statuaire païenne
Inconvénient de ce culte pour la morale publique
Le caractère, des peuples anciens se reproduit dans leur statuaire
L’Egypte
La Chine
La Grèce
Le Jupiter de Phidias, type du beau idéal de la Divinité
La Minerve du Parthénon
Idée de la beauté chez les anciens
Le Cube de Mercure
Infériorité des Romains dans l’art
Comment ils traitent cependant le symbolisme
Exemple remarquable dans une urne grecque au Capitole
Le symbolisme appliqué à la numismatique
Système suivi sur cet objet par les Gaulois
Quelques particularités du symbolisme de la statuaire grecque et romaine
CHAPITRE XI. La peinture.
La peinture plus populaire que la sculpture
Philosophie de l’art du peintre ; l’Arcadie de Poussin
Infériorité de la peinture antique sur la statuaire de la même époque
Deux genres de symbolisme à y distinguer
Esthétique de la peinture chez les anciens
Influence de la philosophie de Pythagore sur la peinture des Grecs
L’école latine la subit également
Notions générales sur le symbolisme de la peinture grecque
Caractère du talent dans Apelles ; son tableau de la Calomnie
Belles inventions de son symbolisme
celui d’Aglaophon
de Néalcès
et de Mélanthe
Matérialisme des travaux d’Apelles
Spiritualisme de Zeuxis
Convenances symboliques de l’art religieux chez les anciens,
Connexion nécessaire entre lui et les idées philosophiques qui en sont la vie
Cupidon, Psyché et le papillon de » Grecs
La morale servie et outragée tour à tour par l’usage ou l’abus des allégories
Antiphile et son Gryllus
Caladès et son filet
Signatures et inscriptions symboliques des artistes anciens sur leurs œuvres
CHAPITRE XII. Les couleurs.
Le symbolisme des couleurs trop ignoré à notre époque
Cet art mieux apprécié des anciens
Exemples donnés par le paganisme
autres tirés du Peuple de Dieu
Analyse d’un traité de M. Frédéric Portai sur ce sujet
Fondements sérieux et principes généraux de cette étude
Leblanc
ses diverses applications
Le noir ; ses significations opposées
Motifs philosophiques de ces apparentes contradictions
L’art chrétien ne lésa pas repoussèes
Le jaune
Règle d’opposition des couleurs ; sa raison et ses diverses données
Signification néfaste du jaune
Moyens d’éviter les erreurs qui naîtraient de cette opposition
Exemples pris du roux et du tanné
Le rouge
Règle d’opposition pour le rouge
Le bleu
Pourquoi il n’est pas soumis à la règle des oppositions
Du vert, et de ses caractères pris en bonne part
Pourquoi il symbolise l’Espérance
Ses applications dans le christianisme
Accception néfaste de cette même couleur
Usage fréquent et ingénieux qu’en fait l’art chrétien
Il y est donné maintes fois au démon
Règles des couleurs mixtes
Le rose
Idées trop systématiques de M. Portal sur ce point
Il se renseigne mal de l’autorité biblique
Données de la mythologie sur cette même couleur
Règle d’opposition qui s’y rapporte
Réfutation de quelques erreurs
La rose et son symbolisme ; la Rose d’or
Rareté du rose dans la peinture du moyen âge
L’hyacinthe
Le pourpre
Difficulté de distinguer les couleurs mixtes dans la peinture du moyen âge
Le violet
pris en signe de deuil
Costumes de couleurs différentes donnés au Sauveur, aux différentes époques de sa vie mortelle
Costumes de la sainte Vierge et des martyrs
Identité à cet égard de la peinture grecque et de celle de l’Occident
L’orangé
Leroux ou tanné
ses significations néfastes
Langage identique de la Bible
Singulier système que se fait M. Portal à propos de l’arbre de Jessé
Conséquences forcées par le même écrivain
Raison de certains costumes monastiques
Le gris ; erreur et vérité
Exemples de son emploi au moyen âge
Services que peut rendre à la science et à l’art le livre de M. Portal
On en doit conclure que l’art chrétien était déjà dans le symbolisme antique, 348.
CHAPITRE XIV. Résumé et complément de la première partie.
Revue des preuves générales du symbolisme antique
Relations entre lui et la religion chrétienne
Transformation des éléments primitifs en éléments chrétiens
Nouvelle preuve de l’influence du sentiment religieux sur l’art païen
Caractère différentiel des deux grandes époques du spiritualisme
Types extrêmes de la beauté et de la laideur
Double principe du bien et du mal se partageant le champ des idées morales
Procédés à l’égard des idées abstraites passant des anciens aux modernes
Ces derniers popularisant le symbolisme dans les moindres expressions de la vie sociale
Nouveaux développements de la règle des oppositions
Différence entre le symbolisme de l’architecture antique et celui de la nôtre
Il est presque nul dans la première quant à la forme des monuments
Le temple de Salomon fait exception à cette remarque
Le temple chrétien, symbolique dans son ensemble
Alliance secrète et providentielle du symbolisme des anciens et de celui du christianisme
But multiple de l’Église dans l’adoption et l’emploi de ses symboles
Rôle nouveau fait au symbolisme dans l’art contemporain
Que l’art a sauvé le monde de l’athéisme
Il se purifie dans l’esthétique chrétienne
Caractère de son action sur la pensée humaine
Système symbolique de Dupuis ; une de ses allégories polythéistes expliquée en faveur de la loi chrétienne qu’il y veut renverser
Mérite surnaturel du symbolisme catholique ; charme de ses enseignements